21/03/2011

Semi de Sluis (NL)

Hier, j'ai pris la direction de la frontière belgo-hollandaise, au programme, le semi marathon de Sluis.

Dès le départ, cela s'annonçait mal...  Tout d'abord, un chantier mobile sur la E40 et 35' de retard sur l'itinéraire.  Résultat, j'ai débarqué à Sluis 25' avant le départ, par chance une place de parking juste devant le centre sportif afin de ce préparer au plus vite pour la course.  Juste le temps de mettre le dossard et d'enfiler le singlet, j'avais déjà fait une partie des préparatifs dans la voiture, et surtout une vidange Clin d'œil (no comment).  Ensuite, échauffement vers le départ, un bon quart d'heure finalement (ouf), mais la contracture se faisait sentir légèrement au rythme "échauffement", à voir ce que cela allait donner en course ?

Départ sur "Groote Markt" en plein centre de Sluis, rue étroite, sinueuse et peloton compact.  Après un tour dans les petites rues pittoresques de Sluis, où il n'y a pas que des magasins de fringues Bouche cousue, le circuit partait dans la campagne hollandaise, à travers champs et le long de canaux.  Autant le vent semblait absent dans la ville, autant il était présent en rase campagne Incertain.  Malgré des essais de repérage des panneaux kilométriques, mes recherches restaient infructueuses, pas évident de régler le tempo.  J'étais distancée d'environ 100m de la première femme, Ria Thienpondt qui était entourée d'un bon groupe d'hommes, par contre j'étais relativement isolée.  Donc, j'ai décidé de faire l'effort pour rentrer sur son groupe, très progressivement afin de ne pas être dans le rouge en début d'épreuve, et puis j'avais un tempo à respecter...

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Je suis rentrée sur le petit peloton avant le 5e km, mais j'ai été repérée de suite ! A l'analyse du groupe, visiblement, elle avait deux "lièvres" attitrés et donc je me suis calée en milieu de groupe, bien à l'abri d'Eole.  Au fur et à mesure des kilomètres, le groupe se disloquait et la nervosité augmentait, de plus en plus difficile d'avoir une bonne planque et les coups de coude se perdaient de temps en temps...  Au ravito du 10e, un des lièvre raffle deux bouteilles d'un coup et donc j'ai dû zapper le ravito (à moitié grave car il ne faisait pas caniculaire et en plus, c'était de l'eau de Spa, beurk), ensuite Ria Thienpondt n'étant plus bien placée, me coupe la trajectoire, en marchant quasi sur mes pieds.  Là, c'était trop, j'en avais marre !

Vers le 11e km, j'ai fait un démarrage, sec et rapide, afin de rentrer au plus vite sur le petit peloton d'hommes qui se situait à une bonne cinquantaine de mètres devant, pour minimiser l'effort vent de face.  Je suis rentrée relativement facilement dans le groupe où je me suis placée à l'abri du vent.  Un peu après, le cycliste de l'organisation vient me prévenir que j'ai 25" d'avance sur la deuxième femme, et là, pouf ! Le groupe éclate, deux hommes étant à la limite, explosent, un autre retrouve son second souffle et me largue, et un autre reste avec moi mais ne prend pas un relais. 

A partir de là, le combat allait être inégal, seule contre le vent, j'allais perdre de précieuses secondes et en plus des forces, surtout que la contracture ne me laissait pas beaucoup de possibilités, j'étais quasi sur une jambe et demi (impossible de dérouler et pousser correctement sur le pied droit).  J'ai bien tenté de relancer à plusieurs reprises, ainsi que de faire comprendre au gars qu'il devait passer, mais ce n'était pas dans son plan.  Derrière, Ria Thienpondt était toujours accompagné d'un gars...  L'écart diminuait au plus le but approchait.

Au km20, nous étions côte-à-côte, tout allait se jouer à quelques encâblures de l'arrivée.  Comme c'était ma première participation, le parcours était une grande inconnue et encore plus le final.  Tandis qu'elle en était à sa troisième ou quatrième participations, gros avantage, et elle en a tiré profit.  Au détour d'un S, elle a pris quelques mètres, pour ensuite accélérer.  Le trou étant fait, je n'avais plus les jambes pour le combler, même à la vision de la banderole d'arrivée, le dernier coup d'accélérateur ne fut pas suffisant.  Je termine 7" derrière Ria Thienpondt.

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Après, ce fut une autre histoire, la marche "mécanique" tellement cette contracture faisait mal En pleurs.

Le podium féminin

 

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Pl. Naam GJ Club/Plaats/Land Cat.# NettoBruto
1 Ria Thienpont   Brugge Vrouw 571 (1:19:35) 1:19:36
2 Virginie VANDROOGENBROECK   Braine-l'Alleud Vrouw 548 (1:19:40) 1:19:43
3 Kathleen Steenhaut   Erpe-mere Vrouw 550 (1:24:27) 1:24:30

 

 

 

 Et les embouteillages pour le retour...  Décidémment Déçu ...

Commentaires

Pourquoi n'es-tu pas venue a roselies? Plus près... Et tu aurais gagne haut la main!

Écrit par : Vincianne | 21/03/2011

Extrait:

Écrit par : Vince | 21/03/2011

eh ben, on dirait que ça frottait sérieusement sur cette course. Certaines concurrentes ne semblent pas très fair play... Moi qui pensait que la course a pied était un milieu très "bon enfant" ;-) Le haut niveau a l'air parfois différent...
bravo quand même pour le chrono sous les 1h20 malgré ta contracture !

Écrit par : LaurentP | 22/03/2011

Ce genre de comportement est assez fréquent surtout sur des parcours venteux, plats et très rectilignes. Autrement dit, souvent au nord du pays... Pas de relief pour faire l'écrémage du peloton ;-). Mais t'inquiète, je me défend bien a ce petit jeu, le gars qui ne prenait aucun relais, a bouffer autant de vent que moi, d'ailleurs il n'a pas pu suivre dans l'ultime km. Dent pour dent, œil pour œil... Ce n'est pas que bon enfant... }8-(

Écrit par : Virginie | 22/03/2011

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