19/11/2011

Marathon de New York, le jour J

Voilà, dimanche 6 novembre 2011 ! Le D-day Sourire, un rêve allait se réaliser !

Ce fut une journée de ouf Surpris !!! Lever à 4h45, heureusement, on passait à l'heure d'hiver pendant la nuit du 5 au 6 novembre, et donc on bénéficiait d'une heure de plus de dodo (non négligeable).  Après avoir enfilé la tenue de course, avoir enfilé un tas de couches plus ou moins chaudes avec la possibilité de les jeter dans le village de départ, direction le petit-déjeuner à l'hôtel à 5h15.  Pas vraiment évident de s'enfiler des tartines à une heure pareille, mais bon fallait bien.  J'ai fait petit dej' d'avant-course habituel : 2 tranches de pain au jambon cuit et 2 tranches de pain à la confiture, avec un bol de lait car le thé n'était pas terrible et je ne bois pas de café.  J'avais pris une banane dans mon sac pour la manger plus tard, car le départ n'était qu'à 9h40 ! 6h, les bus venaient nous chercher pour nous conduire à Staten Island.  Après 1h30 de route via le New Jersey, car le Verrazano Bridge était fermé, nous sommes arrivés sur les sites de départ.  Soleil, 2°C, du givre sur les pelouses, brrrr...  Pas très chaud tout cela ! Mapi et moi avions des dossards bleus, donc village de départ bleu, son collègue était vert et nous a donc quitté pour rejoindre le village vert.

Dès l'arrivée dans le village, j'ai été déposer mon sac UPS au camion qui correspondait à mon numéro de dossard : 1-413.  Rien à redire, j'avais vraiment le look avec des jerseys de plâtre comme jambières et manche, encore que pour l'étage supérieur, j'avais pris un vieux sweat plein de trous et une veste coupe-vent des années 80-90...  Mapi ne démarrait qu'avec la 3e vague càd à 10h40, soit 1 heure après mon départ.  A un certain moment, on s'est séparée et on ne s'est jamais retrouvée...  J'ai été en "éclaireur" pour localiser les "corrals", et je suis passé par le coin cantine, au choix : donuts ou Powerbar pour le petit dej' Déçu...  No comment, j'ai essayé les Powerbar et ce n'est pas passé ! Je me suis cantonnée au thé sucré et à l'eau, et en attendant l'ouverture du corral, j'ai été m'installer sur un tapis de feuilles mortes, ça tenait chaud Clin d'œil.

Mon corral, le 1, s'ouvrait 1h10 avant le départ et fermait 50' avant le départ.  A 8h40, je suis rentrée dans mon corral ou parc où nous étions entre 150-200 coureurs, pas de risque de se bousculer.  Une dizaine de toilettes étaient alignées, mais à part cela, il fallait rester debout ou s'asseoir sur le macadam.  Vers 9h05, les bénévoles nous ont fait avancé jusqu'à la zone de départ, au rythme de la marche lente.  Vers 9h15, on était rassemblé sur le site de payage du Verrazano Bridge, bien plus serrés que dans le corral, pas qu'on était plus nombreux, mais la ligne de départ était toute proche et la tension augmentait Rigolant.  A 9h20, les femmes élites ont pris le départ sous nos regards, un peloton d'une quarantaines d'athlètes du top.

9h35, le maire de New York, Bloomberg, a fait son petit discours de bienvenue, ensuite l'hymne national américain chanté en live, suivi de la présentation des athlètes masculins de l'élite.  Peu après 9h40 (et oui, il y avait du retard), le départ a été donner.

A mon niveau, cela a un peu frotté et bousculé pendant 300-400m, mais ensuite, il n'y avait plus aucun problème pour choisir sa trajectoire ou son rythme de course.  J'avais décidé de profiter un maximum du parcours, du décor, et le chrono était accessoire Sourire.  Sur le Verrazano Bridge, j'ai pu voir la Statue de la Liberté, de loin, ainsi que la vue que l'on peut avoir de ce pont en plein milieu de l'eau.  Un mile en montée et un mile en descente, soit plus de 3 kms de long le Verrazano Bridge Surpris ! Arrivé dans Brooklyn, une avenue rectiligne à perte de vue, et là, constatation, ce n'était jamais plat, tout le temps des tobbogans.  Pas de gros pourcentages, mais continuellement des bosses.  Parfois, un mile complet en montée ou l'inverse, en descente, pas évident d'avoir un tempo régulier.  Et sur le bord de la route, une foule généreuse et qui encourageait tous les coureurs.  Vers le km3,5, le groupe orange nous rejoint, mais en restant sur le côté gauche de cette longue avenue.  Ce n'est que vers le km6 ou 7, que le dernier groupe nous rejoint, mais de notre côté, sur la droite.  Pour le gros du peloton, cela pouvait faire "embouteillage", mais pas à mon niveau, d'ailleurs, je ne pouvais pas m'imaginer le foule qui était derrière.  J'avais simplement l'impression d'être dans le peloton des "20km de Bxl" pendant les 10 premiers kms, du moins pour la densité de coureurs.  Et ce n'était qu'après 11kms que tous les coureurs pouvaient se mélanger, quasi lorsqu'on rentrait dans le Queens.  Belle surprise dans le Queens, avec une belle côte avec du pourcentage pendant 500m, cela devait être aux alentours du 15e km Langue tirée...  Grosse difficulté suivante, Queensboro Bridge.  C'était là, que l'on quittait le Queens pour rejoindre Manhattan.

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Le Queensboro Bridge, comme ça, il n'a pas l'air si terrifiant !

Il devait bien faire un peu plus d'un kilomètre, en plein vent, avec vent dans le nez et à l'ombre, je n'ai vraiment pas eu chaud sur cette portion.  J'ai fini par me cacher derrière un homme qui était revenu sur moi, au sommet de la montée, il a craqué, j'ai relancé dans la descente pour en finir de ce satané pont Clin d'œil.

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Entre Queensboro Bridge et la 1th Avenue = km25,7 (je suis toute à droite derrière les oranges Bouche cousue.

Je savais que Manu devait être dans les environs, à la sortie du Queensborro Bridge, mais je n'e l'ai pas vu.  Et lui, ne m'a pas manqué Rigolant.  Il avait une super place, au milieu de la presse, parce qu'il avait un gros appareil photo...  Le flic l'a pris pour un photographe de la presse !

La 1th Avenue, comme dans Brooklyn, à perte de vue et sur le mode tobbogan.  Le parcours remontait vers le nord en direction du Bronx.  Après le passage d'un pont presque ridicule, nous étions dans le Bronx pour 2 kms, plats ceux-là Pied de nez...  Encore un pont pas très long et pentu pour revenir sur Manhattan.  Après une portion plutôt descendante, le parcours faisait le tour d'un square pour revenir sur la 5th Avenue (je n'ai pas vu les magasins de luxe Clin d'œil), et là, une vue presque "apocalyptique"...  La 5th Avenue s'élevait tout doucement, et je n'apercevais à peine quelques arbres de Central Park, et encore que le début.  En sachant que Central Park fait 4kms de long et que le parcours tournait dans Central Park vers le milileu...  Cela faisait plus de 2 kms de montée, vent de face en plus ! La 5th Avenue devenait au fur et à mesure le point de rupture pour plusieurs coureurs, je n'ai même pas commencé à compter le nombre de gars qui arrêtaient, perclus de crampes.  Pour ma part, la banderole du 24e mile fut une étape supplèmentaire dans la douleur.  J'avais déjà les quadriceps qui montraient des signes de fatigue au km25, mais alors que dire au 37e ! J'ai les quadriceps qui ont bétonné complètement, ce n'était pas des crampes, mais les muscles n'avaient plus aucune élasticité, et n'avait plus trop envie de travailler.  Probablement qu'à partir de ce moment-là, j'ai été explorer la filière énergétique protéique et que j'ai "bouffé" du muscle.  Il faut dire que j'ai démarré le marathon, la faim au ventre et les réserves de glycogène ne devaient pas être au top ! Arrivée dans Central Park, je n'ai même pas profité des quelques descentes, à la limite, j'allais moins vite dans les descentes que dans les montées...  Banderole 25e mile, celle-là me rappelait quelque chose Innocent...

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Central Park South Avenue, plus qu'un petit kilomètre Langue tirée.  Je n'avais pas l'air d'être trop à la ramasse, en fait, d'autres coureurs étaient bien plus mal que moi...

Autant, les derniers hectomètres m'avaient paru long lorsque j'avais été voir l'arrivée le vendredi matin.  Autant, ils m'ont paru si court.  Il faut dire que j'avais réussi à un peu relancer la machine pour le final, surtout avec un public pareil, difficile de faire autrement...  Voilà la ligne était franchie, les 26,2 miles parcourus.  26,2 miles de pur bonheur, de magie, d'ambiance...  Difficile de le décrire CoolRigolantSourire !

Une fois la ligne franchie, pas question de s'arrêter, il fallait avancer pour évacuer la zone d'arrivée le plus vite possible, afin de pouvoir "absorber" le gros du peloton qui allait arriver plus tard.  Cette zone, complètement coupée du public, nous permettait de recevoir la médaille, de faire une photo, de recevoir sa couverture de survie, de recevoir son sac de récupération (eau, boisson de récup, barre protéinée, fruits secs).  Un peu plus, j'ai bifurquer vers la 77th street pour récupérer mon sac UPS qui contenait un collant et une polaire pour ne pas prendre froid jusqu'à l'hôtel.  J'ai retrouvé Manu, comme convenu au coin de Colombus Avenue et de la 72th street.  Là, on a demandé à un policier de nous tirer le portrait, ce qu'il a fait avec plaisir Sourire.

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Petite photo avec notre maillot spécial New York Clin d'œil.

Après quelques détours, entre-autres pour éviter Colombus Circle et surtout trouver un Duane Reade pour des pansements spéciaux ampoules.  En plus des quadriceps explosés, j'avais deux ampoules pour un Compeed...

Après la douche, ravitaillement obligatoire...  Direction McDo, qui se trouvait à 100m de l'hôtel, autrement dit, c'était dans mes capacités pour y arriver...  Un bon hamburger au poulet, des frites et un énorme Coca plein de sucre ! Génial pour la récupération Bouche cousue.

Côté résultat, 555e au général, 30e femme, 1e de la catégorie femmes 40-44.  Côté chrono (officiel) : 2h52'42" (10" de mieux que sur mon Garmin) Sourire.

To be continued...

 

 

Commentaires

Super, merci pour cet excellent compte-rendu...
On s'y croirait ! ;-)

Écrit par : Pirlouit | 20/11/2011

Le marathon de New York laisse rêveur..avec ton CR et les photos, cela donne l'eau à la bouche...
On constate le plaisir de l'avoir vécu!
a+

Écrit par : robert72 | 22/11/2011

Bravo, tu pourras dire que tu as gagné le marathon de NY dans ta catégorie ! Ca n'arrive surement pas à Mr ou Mme tout-le-monde ;-)
En tout cas je vois qu'il ne faut pas venir ici pour faire un chrono, quel parcours ! Ce ne sera pas pour tout de suite pour moi (même si c'est LE marathon à faire dans sa vie ;-))... déjà que j'ai du mal à me motiver pour faire un marathon tout plat...

Écrit par : LaurentP | 24/11/2011

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